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Étudiants en détresse psychologique : Repérage et intervention

L’Université d’Ottawa est soucieuse de la santé et du bien-être de ses étudiants et reconnaît que leur bien-être psychologique est essentiel pour qu’ils développent tout leur potentiel sur le plan scolaire. Les membres du corps professoral et du personnel sont souvent bien placés pour repérer les étudiants souffrant de détresse psychologique et pour intervenir. Le présent document vise à aider le personnel de l’Université à déceler les signes de détresse psychologique et à leur proposer une manière d’intervenir adéquatement.

Comment repérer un étudiant en détresse psychologique

Quelques signes à surveiller :

  • Demande d’aide
  • Changements dans le comportement : Un changement dans le comportement habituel peut être un signe de détresse psychologique.)
    • Tendance à s’isoler des autres ou à se désintéresser de ses études
    • Comportement perturbateur, emportements injustifiés ou irritabilité
    • Élocution sensiblement plus rapide ou plus lente
  • Changements perceptibles de l’humeur
    • Changement d’humeur d’un cours à l’autre
    • Expression d’un sentiment d’impuissance ou de désespoir
  • Changement manifeste de l’aspect physique\
    • Important gain de poids ou importante perte de poids
    • Aspect négligé, manque d’hygiène
    • Absence d’expression du visage
  • Problèmes de communication ou apparente distorsion de la réalité : Ces signes peuvent révéler de graves problèmes psychologiques qui nécessitent l’évaluation et le traitement de l’étudiant par un professionnel.
    • Propos incohérents
    • Citations troublantes dans les travaux scolaires
    • Méfiance, impression d’être constamment épié
  • Bouleversement des liens identitaires ou de relations importantes
    • Changement du contexte familial ou rupture de liens familiaux
    • Maladie ou décès d’un membre de la famille ou d’un proche
  • Problèmes de santé : Il est possible qu’un problème de santé de l’étudiant nuise à ses études ou entraîne chez lui un degré plus élevé de stress.
    • Maladie chronique
    • Fréquents problèmes de santé passagers
    • Troubles alimentaires
  • Graves problèmes sur le plan des études
    • Travaux non remis, remis en retard ou incomplets
    • Présentation de l’information incohérente
    • Plagiat ou recours à de ressources interdites
  • Acte de violence
    • Cas récent d’agression ou de mauvais traitement
    • Violence contre soi ou autrui

Comment intervenir auprès d’un étudiant en détresse psychologique

Si vous éprouvez de l’inquiétude pour un étudiant et que vous ne savez pas comment intervenir ou que vous n’êtes pas à l’aise ou pas en mesure de le faire :

Si vous décidez d’intervenir auprès de l’étudiant au sujet duquel vous êtes inquiet ou si l’étudiant veut se confier à vous, voici comment vous pouvez intervenir et le conseiller :

  1. Écoutez attentivement l’étudiant quand il vous décrit son problème.
  2. Posez des questions afin de cerner le mieux possible ses besoins particuliers.
  3. Montrez-lui que vous compatissez et dites-le.
  4. Donnez-lui une lueur d’espoir, encouragez-le en lui disant que les choses peuvent s’arranger.
  5. Proposez-lui des avenues possibles et suggérez-lui de prendre rendez-vous avec le Service de counselling et de coaching du SASS ou le Service de santé.
  6. Donnez-lui de la documentation provenant du Web ou notez sur un papier le numéro de téléphone du service ou de la personne auxquels il peut s’adresser pour obtenir de l'aide.
  7. Proposez à l’étudiant de faire un suivi pour lui montrer que vous vous souciez de son état et pour vous assurer que l’aide des intervenants suggérés est efficace.

Si l'étudiant se montre réticent ou hésitant à s’adresser à des intervenants :

  • Offrez-lui de communiquer vous-même avec l’intervenant en sa présence.
  • Offrez-lui de rester avec lui pendant qu’il fait un premier appel.
  • Proposez-lui de l’accompagner au rendez-vous si cela est indiqué et que vous êtes à l’aise de le faire.

Confidentialité

Quand vous invitez un étudiant à se confier à vous, il est important de lui signifier que vous ne pouvez pas lui garantir que ses confidences demeureront strictement entre vous. Même si l’étudiant insiste, ne promettez jamais le secret absolu. Par contre, faites-lui savoir que vous préserverez autant que possible son anonymat, mais que dans certains cas, vous êtes obligé de révéler de l’information à d’autres personnes.

Vous ne pouvez garder pour vous des renseignements au sujet d’un étudiant dans les cas suivants :

  • Vous avez des craintes au sujet de la sécurité physique de l’étudiant.
  • Vous avez des craintes au sujet de la sécurité d’autrui.
  • Vous jugez que l’étudiant est inapte à prendre soin de lui.
  • Vous soupçonnez qu’une personne mineure est victime de négligence ou de maltraitance.
  • L’étudiant vous fait une révélation qui sous-entend une infraction aux règlements de l’Université ou un acte criminel.
  • Vous avez des craintes au sujet d’un d’étudiant d’âge mineur (de moins de 18 ans).

L’Université d’Ottawa souscrit entièrement aux principes de la Loi sur l’accès à l'information et la protection de la vie privée.

Si le comportement de l’étudiant est tel qu’il constitue un risque pour lui ou pour autrui, l’Université s’efforce de prendre des mesures visant à protéger l’étudiant et l’ensemble de la collectivité. Si vous avez des inquiétudes au sujet d'un étudiant, il est important que vous en fassiez part à la personne ou au service compétent, comme le Service de la protection, qui possède les connaissances et la formation pour évaluer la situation et pour vous diriger vers d’autres professionnels ou services.

Prendre soin de soi

Les gens qui se trouvent face à un étudiant en détresse ont des réactions émotives différentes selon leur propre vécu et leur disposition vis-à-vis de la santé mentale. Certains éprouvent un profond sentiment de satisfaction à aider autrui, tandis que d’autres peuvent ressentir de la frustration, de l’anxiété et parfois même se sentir menacés.

Si vous vous sentez épuisé, triste ou anxieux, si vous avez des problèmes de sommeil ou que vous êtes facilement irritable, vous devriez demander de l’aide et des conseils. Le Programme d’aide aux employés (PAE) de l’Université d’Ottawa offre un service d’aide anonyme et gratuit.


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Étudiant qui vit de l'anxiété

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui vit de l'anxiété. Il est important que vous sachiez identifier les symptômes associés à l'anxiété afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

L'anxiété

 L'anxiété est une réaction à un danger réel ou imaginé. L'anxiété est donc un état d'appréhension, de tension ou de malaise qui provient de l'anticipation d'un danger, dont la source n'est pas toujours reconnue consciemment. En raison du contexte évaluatif stressant et ou la compétition est parfois très serrée, plusieurs étudiants risquent de vivre de l'anxiété. L'anxiété peut être généralisée ou encore spécifique à certaines situations (i.e. anxiété aux examens, anxiété sociale, anxiété liée aux présentations orales). Si les symptômes ne sont pas pris en charge, l'anxiété peut mener aux 'attaques panique'. Les modes de traitement de l'anxiété sont, toutefois, très efficaces.

Symptômes reliés à l'anxiété

Peu importe la source de l'anxiété, plusieurs symptômes peuvent être présents simultanément :

  • Pouls accéléré
  • Sensation d'étouffement
  • Hyperventilation
  • Étourdissements
  • Transpiration abondante
  • Tremblements
  • Mains moites

L'étudiant peut aussi présenter :

  • Perte de concentration
  • Inquiétude exagérée
  • Peurs irrationnelles
  • Troubles du sommeil
  • Incapacité à prendre des décisions
  • Stress envahissant

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Soyez calme et adoptez un ton rassurant.
  2. Si possible, offrez è l'étudiant un endroit privé et paisible ou il pourra retrouver son calme.
  3. Communiquez de façon claire et directe.
  4. Offrez du réconfort.
  5. Offrez d'aider à initier  la prise de contact avec le Service de counselling (613-562-5200)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Minimiser la situation qui cause de l'anxiété à l'étudiant.
  2. Bombarder de conseils et de solutions.
  3. Poser trop de questions.
  4. Essayer de contredire les pensées irrationnelles exprimées par l'étudiant
  5. Devenir agité ou perdre son sang froid.
Étudiant qui perd contact avec la réalité

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui est en état de psychose. La psychose est une maladie grave causée par un dysfonctionnement du cerveau. Une personne psychotique perd contact avec la réalité. La maladie change sa façon de penser ou de se comporter, ses croyances et ses perceptions. Cet état peut être très bouleversant et stressant pour la personne. Il est important que vous sachiez identifier les indices associés à la psychose et que vous soyez en mesure d'intervenir efficacement.

La personne psychotique peut avoir les symptômes suivants:

  • Entendre des voix ou avoir des visions que personne d'autre ne peut percevoir
  • Avoir l'impression que d'autres personnes manipulent ses pensées ou qu'elle peut contrôler les pensées des autres
  • Avoir l'impression que d'autres personnes m'observent, me poursuivent ou me persécutent
  • Vivre des émotions inappropriées à la situation ou une absence totale d'émotions
  • Tenir un discours qui ne fait aucun sens (ex. sauter d'une idée à l'autre sans lien logique apparent)
  • Manifester des comportements inhabituels (ex. éclater de rire de façon inappropriée, devenir bouleversé sans raison apparente)

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Gardez un ton calme et rassurant. Offrez votre présence et votre appui, tout en faisant preuve de chaleur humaine et de compassion.
  2. Acquiescez les émotions ou les craintes exprimées par la personne tout en évitant de valider les perceptions erronées (ex. ' Je comprends que tu crois que quelqu'un te poursuit mais je ne vois personne d'autre ici et je pense que tu es en sécurité présentement'). .
  3. Tenez des propos clairs. Centrez vous sur 'l'ici et maintenant'. Exprimez concrètement et simplement vous désir d'accompagner l'étudiant vers un environnement sécuritaire.
  4. Raccompagnez l'étudiant au Service de santé de l'Université (100 Marie Curie, 1ier étage) afin de consulter un médecin ou psychiatre, ou
  5. Contactez le Service de la protection (5411) pour vous venir en aide si l'étudiant n'est pas coopératif, ou
  6. Consultez un conseiller du SASS-Counselling (613-562-5200) dès que possible.

Ce qui n'est pas aidant

  1. Prétendre croire l'étudiant, "Ah! oui, je les entends les voix"
  2. Essayer de convaincre l'étudiant que ses pensées sont irrationnelles.
  3. Assumer que l'étudiant devrait comprendre facilement ce qu'on lui explique.
  4. Bombarder l'étudiant de questions ou insister qu'il/elle justifie son comportement
  5. S'attendre à des réactions émotives 'normales' de la part de l'étudiant
L'étudiant avec des pensées et/ou des tendances suicidaires

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui a des pensées suicidaires. Il est important que vous sachiez identifier les indices associés au risque suicidaire et que vous soyez en mesure d'intervenir efficacement.

Les mythes entourant le suicide

Mythe: Le suicide est soudain et imprévisible. 
Réalité: Le plus souvent, le suicide est un geste planifié et qui représente l'aboutissement d'une situation en évolution. Des personnes qui se suicident, 8 sur 10 donnent certains signes de leur intention.

Myth: Les personnes suicidaires sont résolues à mourir. 
Réalité: Les personnes suicidaires sont typiquement ambivalents face à la mort. Ils ne veulent pas nécessairement mourir mais ils veulent cesser de souffrir.

Mythe: Parler du suicide pourrait donner l'idée à une personne de considérer le suicide comme une solution à ses problèmes. 
Réalité: Parler du suicide calmement, sans jugement peut réconforter quelqu'un qui se sent très isolée. L'encourager à parler de ses pensées suicidaires peut contribuer à réduire le risque suicidaire.

Mythe: Il n'y a pas de corrélation entre l'abus de drogues/alcool et le suicide. 
Réalité: L'Alcool, les drogues et le suicide vont souvent de pair. La consommation de drogues et/ou d'alcool peut précipiter un geste suicidaire impulsif.

Mythe: Seuls les intervenants professionnels en santé mentale sont en mesure d'aider une personne suicidaire. 
Réalité: Les intervenants professionnels en santé mentale jouent évidemment un rôle clef dans l'atténuation du risque suicidaire. Chaque membre de la communauté universitaire peut, toutefois, jouer un rôle extrêmement important dans le dépistage et l'intervention précoce.

Indices de la présence du risque suicidaire

  1. L'étudiant déclare: "Je voudrais mourir" 
    "Si je pouvais donc me faire frapper par un autobus et en finir une fois pour toute" 
    " Si je disparaissais demain, çà ferait l'affaire de tout le monde " 
    "Si (telle ou telle chose) arrive (où n'arrive pas), je me tue " 
    Si j'étais mort personne ne s'en rendrait compte, tout le monde se fout de moi" 
  2. Présence de symptômes de dépression (voir L'Étudiant Déprimé)
  3. Présence de symptômes de psychose (voir L'Étudiant qui perd contact avec la réalité)
  4. Deuils récents:
    • Décès d'un proche
    • Rupture d'une relation importante
    • Échec ou rejet scolaire
    • Contracter une maladie grave
  5. Comportements dangereux envers soi-même:
    • Auto mutilation
    • Abus de drogues et/ou d'alcool
    • Pratiques sexuelles dangereuses
  6. Préoccupations et/ou activités morbides:
    • Aborder souvent le sujet de la mort
    • Se départir d'objets de valeur
    • Écrire ses adieux
  7. Autres indices importants:
    • Tentatives de suicide précédentes
    • Incidence de suicide dans la famille ou parmi les proches
    • Amélioration soudaine et mystérieuse de l'humeur d'une personne très déprimée

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Si vous soupçonnez qu'un étudiant pose un risque suicidaire, n'hésitez pas à aborder la question ouvertement: 

    Demandez à la personne: "Est-ce que les choses sont devenues si difficiles que vous avez pensé à vous enlever la vie?" 

    Demandez aussi: "Avez-vous par le passé fait des tentatives de suicide?"

  2. Dites à l'étudiant que son état vous préoccupe, que vous voulez l'aider et que vous allez la diriger vers les ressources appropriées.
  3. Soyez calme. Souvenez-vous que vous n'êtes ni responsable de la vie de cet étudiant ni de sa guérison. Votre rôle se limite à appuyer l'étudiant et à vous assurer qu'il soit dirigé vers les soins appropriés.
  4. Soyez à l'écoute. Laissez l'étudiant parler. Offrez du réconfort.
  5. Si vous percevez un risque suicidaire imminent, ne laissez pas l'étudiant sans surveillance. Accompagnez-le jusqu'à ce qu'un intervenant professionnel l'ait pris en charge.

Ce qui n'est pas aidant

  1. Éviter d'adresser la question lorsque les indices de risque suicidaire sont présents.
  2. Blâmer, juger, faire la morale, imposer un ultimatum.
  3. Essayer de convaincre un étudiant de ne pas s'enlever la vie.
  4. Prendre la situation trop personnellement.
  5. Tomber dans le "piège de la confidentialité''.
Étudiant qui est déprimé

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui souffre de dépression. Il est important que vous sachiez identifier les symptômes associés à la dépression afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

La dépression

La dépression est une maladie très répandue. Elle se définit comme un sentiment de lassitude et de tristesse persistante. Il ne faut pas confondre la dépression avec la déprime passagère qui est normale dans une situation difficile ou en réaction à la lourdeur des exigences scolaires. La dépression est un désordre profond qui marque une rupture avec le fonctionnement psychologique habituel de la personne. En absence de soins spécialisés, les symptômes peuvent persister durant des semaines et des mois. Le risque évolutif le plus grave de cette maladie est le suicide, en particulier quand la dépression n'a pas été détectée et prise en charge. Toutefois, lorsqu'on intervient tôt, les résultats sont probants. On estime qu'environ 80% des personnes souffrant de dépressions peuvent être traitées de façon efficace.

Les symptômes associés à la dépression

Un diagnostic de dépression nécessite que plusieurs symptômes soient présents simultanément et qu'ils persistent dans le temps.

  • Sensation de fatigue ou de diminution d'énergie.
  • Sentiment de tristesse profonde.
  • Retrait social.
  • Irritabilité accrue.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Troubles du sommeil..
  • Modification de l'appétit et des habitudes alimentaires
  • Perte du goût pour les activités autrefois appréciées
  • Sentiment de désespoir, pessimisme.
  • Manque d'hygiène corporelle
  • Perte d'estime de soi.
  • Pensées suicidaires.

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Dites à l'étudiant que son état vous préoccupe, que vous voulez l'aider et que vous allez le diriger vers les ressources appropriées.
  2. Prenez le temps qu'il faut pour donner toute votre attention à la situation.
  3. Soyez à l'écoute. Laissez l'étudiant parler. Offrez du récomfort.
  4. N'hésitez pas à aborder le sujet du suicide (ex. "Quand on se sent si mal et depuis si longtemps, il n'est pas rare d'avoir des pensées suicidaires. Est-ce que tu en es rendu là?)
  5. Offrez d'aider à initier la prise de contact avec le Service de counselling (613-562-5200)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Minimiser ce que vit l'étudiant (ex. « Tu va voir, çà va aller mieux demain »)
  2. Bombarder de conseils et de solutions.
  3. Avoir peur de demander à l'étudiant s'il a des pensées suicidaires.
  4. Ne pas prendre au sérieux l'étudiant qui parle de suicide.
Étudiant agressif

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui se comporte de façon agressive ou inappropriée. Il est important que vous sachiez reconnaître ces comportements, afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

Exemples de comportements agressifs ou inappropriés

  • Bombarder de questions ou interrompre fréquemment le professeur (ou les autres étudiants)
  • Communiquer de façon inappropriée (menaces par courriel , conversations sur cellulaire en salle de classe, etc,)
  • Attentes excessives envers les professeurs ou les employés de l'université (exiger d'être servi sur le champ, exiger un changement de note)
  • Manquer d'hygiène personnelle (ex. odeur corporelle désagréable)
  • S'exprimer de façon vulgaire, péjorative, ou intimidante.
  • Se présenter en état d'intoxication.
  • Menacer de se faire du mal ou de faire du mal à une autre personne.
  • Agir de façon violente (ex. : pousser, frapper, crier)

N.B.: Il est important de souligner que le fait de souffrir d'un handicap ou d'un désordre physique ou psychologique ne justifie en aucune façon les comportements agressifs ou inappropriés.

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Adressez le comportement sans délai.
  2. Rencontrez l'étudiant dans un endroit privé mais, autant que possible, en présence d'un collègue ou d'un superviseur.
    • Offrez votre support à l'étudiant, mais,
    • Calmement et fermement, laissez savoir à l'étudiant que son comportement est inapproprié et qu'il doit cesser immédiatement.

    Exemple: 'Je constate que vous êtes très fâché et je comprends que vous ressentez que personne ne veux vous écouter, je dois toutefois vous demander, s'il vous plait, de baisser le ton. Je veux bien essayer de vous aider mais je ne peux pas le faire si vous continuez à crier ou à me faire des menaces'

  3. Offrez quelques pistes de solution (ex. : faciliter le contact avec les ressources appropriées).
  4. Si le comportement inapproprié ou agressif persiste, contactez immédiatement le Service de la protection (5411)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Ignorer le comportement. Il est probable que le comportement persiste ou s'intensifie s'il n'est pas adressé.
  2. Interpréter le comportement comme une attaque personnelle.
  3. Chercher à résoudre tous les problèmes de l'étudiant sur le champ.
  4. Toucher l'étudiant (peut être interprété par une personne agitée comme un geste agressif)
  5. Argumenter, lever le ton ou perdre son sang froid
  6. Insister pour que l'étudiant explique ou justifie son comportement.

Si vous avez des inquiétudes au sujet d'une personne, mais ne savez pas quoi lui suggérer, n'hésitez pas à communiquer directement avec la Chef - Counselling et coaching, Geneviève Brabant, au poste 6885

Parents

Beaucoup de gens classent leurs années à l'université parmi les plus belles de leur vie. Il n'en demeure pas moins que l'expérience universitaire comporte parfois des périodes de stress intense et des difficultés imprévues.

En tant que parent, vous désirez que votre enfant jouisse d'un appui solide advenant des moments difficiles.

Les conseillers du Service de counselling et de coaching possèdent l'expertise nécessaire pour offrir un appui émotif et psychologique aux étudiants qui se sentent dépassés par leur situation scolaire ou personnelle, qui ont peine à gérer leur stress ou qui ressentent tout simplement le besoin de se confier à quelqu'un qui prendra le temps de bien les écouter.

Les rencontres sont traitées confidentiellement (Information au sujet de la confidentialité) et se déroulent dans une ambiance calme et sécuritaire. Nos services sont offerts gratuitement et rapidement.

Pour toute question à propos des ressources visant à assurer le bien-être de votre enfant pendant son passage à l'université, communiquez avec nous au 613-562-5200 ou à couns@uOttawa.ca.

Si, d'autre part, vous croyez que votre enfant présente un danger imminent pour lui-même ou les autres, veuillez communiquer immédiatement avec le Service de la protection de l'Université au 613-562-5800 poste 5411.

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