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Professeurs
Étudiants en détresse psychologique : Repérage et intervention
Étudiant qui vit de l'anxiété

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui vit de l'anxiété. Il est important que vous sachiez identifier les symptômes associés à l'anxiété afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

L'anxiété

 L'anxiété est une réaction à un danger réel ou imaginé. L'anxiété est donc un état d'appréhension, de tension ou de malaise qui provient de l'anticipation d'un danger, dont la source n'est pas toujours reconnue consciemment. En raison du contexte évaluatif stressant et ou la compétition est parfois très serrée, plusieurs étudiants risquent de vivre de l'anxiété. L'anxiété peut être généralisée ou encore spécifique à certaines situations (i.e. anxiété aux examens, anxiété sociale, anxiété liée aux présentations orales). Si les symptômes ne sont pas pris en charge, l'anxiété peut mener aux 'attaques panique'. Les modes de traitement de l'anxiété sont, toutefois, très efficaces.

Symptômes reliés à l'anxiété

Peu importe la source de l'anxiété, plusieurs symptômes peuvent être présents simultanément :

  • Pouls accéléré
  • Sensation d'étouffement
  • Hyperventilation
  • Étourdissements
  • Transpiration abondante
  • Tremblements
  • Mains moites

L'étudiant peut aussi présenter :

  • Perte de concentration
  • Inquiétude exagérée
  • Peurs irrationnelles
  • Troubles du sommeil
  • Incapacité à prendre des décisions
  • Stress envahissant

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Soyez calme et adoptez un ton rassurant.
  2. Si possible, offrez è l'étudiant un endroit privé et paisible ou il pourra retrouver son calme.
  3. Communiquez de façon claire et directe.
  4. Offrez du récomfort.
  5. Offrez d'aider à initier  la prise de contact avec le Service de counselling (613-562-5200)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Minimiser la situation qui cause de l'anxiété à l'étudiant.
  2. Bombarder de conseils et de solutions.
  3. Poser trop de questions.
  4. Essayer de contredire les pensées irrationnelles exprimées par l'étudiant
  5. Devenir agité ou perdre son sang froid.
Étudiant qui perd contact avec la réalité

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui est en état de psychose. La psychose est une maladie grave causée par un dysfonctionnement du cerveau. Une personne psychotique perd contact avec la réalité. La maladie change sa façon de penser ou de se comporter, ses croyances et ses perceptions. Cet état peut être très bouleversant et stressant pour la personne. Il est important que vous sachiez identifier les indices associés à la psychose et que vous soyez en mesure d'intervenir efficacement.

La personne psychotique peut avoir les symptômes suivants:

  • Entendre des voix ou avoir des visions que personne d'autre ne peut percevoir
  • Avoir l'impression que d'autres personnes manipulent ses pensées ou qu'elle peut contrôler les pensées des autres
  • Avoir l'impression que d'autres personnes m'observent, me poursuivent ou me persécutent
  • Vivre des émotions inappropriées à la situation ou une absence totale d'émotions
  • Tenir un discours qui ne fait aucun sens (ex. sauter d'une idée à l'autre sans lien logique apparent)
  • Manifester des comportements inhabituels (ex. éclater de rire de façon inappropriée, devenir bouleversé sans raison apparente)

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Gardez un ton calme et rassurant. Offrez votre présence et votre appui, tout en faisant preuve de chaleur humaine et de compassion.
  2. Acquiescez les émotions ou les craintes exprimées par la personne tout en évitant de valider les perceptions erronées (ex. ' Je comprends que tu crois que quelqu'un te poursuit mais je ne vois personne d'autre ici et je pense que tu es en sécurité présentement'). .
  3. Tenez des propos clairs. Centrez vous sur 'l'ici et maintenant'. Exprimez concrètement et simplement vous désir d'accompagner l'étudiant vers un environnement sécuritaire.
  4. Raccompagnez l'étudiant au Service de santé de l'Université (100 Marie Curie, 1ier étage) afin de consulter un médecin ou psychiatre, ou
  5. Contactez le Service de la protection (5411) pour vous venir en aide si l'étudiant n'est pas coopératif, ou
  6. Consultez un conseiller du SASS-Counselling (613-562-5200) dès que possible.

Ce qui n'est pas aidant

  1. Prétendre croire l'étudiant, "Ah! oui, je les entends les voix"
  2. Essayer de convaincre l'étudiant que ses pensées sont irrationnelles.
  3. Assumer que l'étudiant devrait comprendre facilement ce qu'on lui explique.
  4. Bombarder l'étudiant de questions ou insister qu'il/elle justifie son comportement
  5. S'attendre à des réactions émotives 'normales' de la part de l'étudiant
Étudiant suicidaire

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui a des pensées suicidaires. Il est important que vous sachiez identifier les indices associés au risque suicidaire et que vous soyez en mesure d'intervenir efficacement.

Les mythes entourant le suicide

Mythe: Le suicide est soudain et imprévisible. 
Réalité: Le plus souvent, le suicide est un geste planifié et qui représente l'aboutissement d'une situation en évolution. Des personnes qui se suicident, 8 sur 10 donnent certains signes de leur intention.

Myth: Les personnes suicidaires sont résolues à mourir. 
Réalité: Les personnes suicidaires sont typiquement ambivalents face à la mort. Ils ne veulent pas nécessairement mourir mais ils veulent cesser de souffrir.

Mythe: Parler du suicide pourrait donner l'idée à une personne de considérer le suicide comme une solution à ses problèmes. 
Réalité: Parler du suicide calmement, sans jugement peut réconforter quelqu'un qui se sent très isolée. L'encourager à parler de ses pensées suicidaires peut contribuer à réduire le risque suicidaire.

Mythe: Il n'y a pas de corrélation entre l'abus de drogues/alcool et le suicide. 
Réalité: L'Alcool, les drogues et le suicide vont souvent de pair. La consommation de drogues et/ou d'alcool peut précipiter un geste suicidaire impulsif.

Mythe: Seuls les intervenants professionnels en santé mentale sont en mesure d'aider une personne suicidaire. 
Réalité: Les intervenants professionnels en santé mentale jouent évidemment un rôle clef dans l'atténuation du risque suicidaire. Chaque membre de la communauté universitaire peut, toutefois, jouer un rôle extrêmement important dans le dépistage et l'intervention précoce.

Indices de la présence du risque suicidaire

  1. L'étudiant déclare: "Je voudrais mourir" 
    "Si je pouvais donc me faire frapper par un autobus et en finir une fois pour toute" 
    " Si je disparaissais demain, çà ferait l'affaire de tout le monde " 
    "Si (telle ou telle chose) arrive (où n'arrive pas), je me tue " 
    Si j'étais mort personne ne s'en rendrait compte, tout le monde se fout de moi" 
  2. Présence de symptômes de dépression (voir L'Étudiant Déprimé)
  3. Présence de symptômes de psychose (voir L'Étudiant qui perd contact avec la réalité)
  4. Deuils récents:
    • Décès d'un proche
    • Rupture d'une relation importante
    • Échec ou rejet scolaire
    • Contracter une maladie grave
  5. Comportements dangereux envers soi-même:
    • Auto mutilation
    • Abus de drogues et/ou d'alcool
    • Pratiques sexuelles dangereuses
  6. Préoccupations et/ou activités morbides:
    • Aborder souvent le sujet de la mort
    • Se départir d'objets de valeur
    • Écrire ses adieux
  7. Autres indices importants:
    • Tentatives de suicide précédentes
    • Incidence de suicide dans la famille ou parmi les proches
    • Amélioration soudaine et mystérieuse de l'humeur d'une personne très déprimée

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Si vous soupçonnez qu'un étudiant pose un risque suicidaire, n'hésitez pas à aborder la question ouvertement: 

    Demandez à la personne: "Est-ce que les choses sont devenues si difficiles que vous avez pensé à vous enlever la vie?" 

    Demandez aussi: "Avez-vous par le passé fait des tentatives de suicide?"

  2. Dites à l'étudiant que son état vous préoccupe, que vous voulez l'aider et que vous allez la diriger vers les ressources appropriées.
  3. Soyez calme. Souvenez-vous que vous n'êtes ni responsable de la vie de cet étudiant ni de sa guérison. Votre rôle se limite à appuyer l'étudiant et à vous assurer qu'il soit dirigé vers les soins appropriés.
  4. Soyez à l'écoute. Laissez l'étudiant parler. Offrez du réconfort.
  5. Si vous percevez un risque suicidaire imminent, ne laissez pas l'étudiant sans surveillance. Accompagnez-le jusqu'à ce qu'un intervenant professionnel l'ait pris en charge.

Ce qui n'est pas aidant

  1. Éviter d'adresser la question lorsque les indices de risque suicidaire sont présents.
  2. Blâmer, juger, faire la morale, imposer un ultimatum.
  3. Essayer de convaincre un étudiant de ne pas s'enlever la vie.
  4. Prendre la situation trop personnellement.
  5. Tomber dans le "piège de la confidentialité''.
Étudiant qui est déprimé

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui souffre de dépression. Il est important que vous sachiez identifier les symptômes associés à la dépression afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

La dépression

La dépression est une maladie très répandue. Elle se définit comme un sentiment de lassitude et de tristesse persistante. Il ne faut pas confondre la dépression avec la déprime passagère qui est normale dans une situation difficile ou en réaction à la lourdeur des exigences scolaires. La dépression est un désordre profond qui marque une rupture avec le fonctionnement psychologique habituel de la personne. En absence de soins spécialisés, les symptômes peuvent persister durant des semaines et des mois. Le risque évolutif le plus grave de cette maladie est le suicide, en particulier quand la dépression n'a pas été détectée et prise en charge. Toutefois, lorsqu'on intervient tôt, les résultats sont probants. On estime qu'environ 80% des personnes souffrant de dépressions peuvent être traitées de façon efficace.

Les symptômes associés à la dépression

Un diagnostic de dépression nécessite que plusieurs symptômes soient présents simultanément et qu'ils persistent dans le temps.

  • Sensation de fatigue ou de diminution d'énergie.
  • Sentiment de tristesse profonde.
  • Retrait social.
  • Irritabilité accrue.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Troubles du sommeil..
  • Modification de l'appétit et des habitudes alimentaires
  • Perte du goût pour les activités autrefois appréciées
  • Sentiment de désespoir, pessimisme.
  • Manque d'hygiène corporelle
  • Perte d'estime de soi.
  • Pensées suicidaires.

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Dites à l'étudiant que son état vous préoccupe, que vous voulez l'aider et que vous allez le diriger vers les ressources appropriées.
  2. Prenez le temps qu'il faut pour donner toute votre attention à la situation.
  3. Soyez à l'écoute. Laissez l'étudiant parler. Offrez du récomfort.
  4. N'hésitez pas à aborder le sujet du suicide (ex. "Quand on se sent si mal et depuis si longtemps, il n'est pas rare d'avoir des pensées suicidaires. Est-ce que tu en es rendu là?)
  5. Offrez d'aider à initier la prise de contact avec le Service de counselling (613-562-5200)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Minimiser ce que vit l'étudiant (ex. « Tu va voir, çà va aller mieux demain »)
  2. Bombarder de conseils et de solutions.
  3. Avoir peur de demander à l'étudiant s'il a des pensées suicidaires.
  4. Ne pas prendre au sérieux l'étudiant qui parle de suicide.
Étudiant agressif

Les années passées à l'université suscitent souvent beaucoup de stress. Souvent, les étudiants ne savent pas où et comment obtenir de l'aide. Le rôle que vous jouez à l'Université d'Ottawa pourrait vous amener à transiger avec un étudiant qui se comporte de façon agressive ou inappropriée. Il est important que vous sachiez reconnaître ces comportements, afin d'être en mesure d'intervenir efficacement.

Exemples de comportements agressifs ou inappropriés

  • Bombarder de questions ou interrompre fréquemment le professeur (ou les autres étudiants)
  • Communiquer de façon inappropriée (menaces par courriel , conversations sur cellulaire en salle de classe, etc,)
  • Attentes excessives envers les professeurs ou les employés de l'université (exiger d'être servi sur le champ, exiger un changement de note)
  • Manquer d'hygiène personnelle (ex. odeur corporelle désagréable)
  • S'exprimer de façon vulgaire, péjorative, ou intimidante.
  • Se présenter en état d'intoxication.
  • Menacer de se faire du mal ou de faire du mal à une autre personne.
  • Agir de façon violente (ex. : pousser, frapper, crier)

N.B.: Il est important de souligner que le fait de souffrir d'un handicap ou d'un désordre physique ou psychologique ne justifie en aucune façon les comportements agressifs ou inappropriés.

Ce que vous pouvez faire pour aider

  1. Adressez le comportement sans délai.
  2. Rencontrez l'étudiant dans un endroit privé mais, autant que possible, en présence d'un collègue ou d'un superviseur.
    • Offrez votre support à l'étudiant, mais,
    • Calmement et fermement, laissez savoir à l'étudiant que son comportement est inapproprié et qu'il doit cesser immédiatement.

    Exemple: 'Je constate que vous êtes très fâché et je comprends que vous ressentez que personne ne veux vous écouter, je dois toutefois vous demander, s'il vous plait, de baisser le ton. Je veux bien essayer de vous aider mais je ne peux pas le faire si vous continuez à crier ou à me faire des menaces'

  3. Offrez quelques pistes de solution (ex. : faciliter le contact avec les ressources appropriées).
  4. Si le comportement inapproprié ou agressif persiste, contactez immédiatement le Service de la protection (5411)

Ce qui n'est pas aidant

  1. Ignorer le comportement. Il est probable que le comportement persiste ou s'intensifie s'il n'est pas adressé.
  2. Interpréter le comportement comme une attaque personnelle.
  3. Chercher à résoudre tous les problèmes de l'étudiant sur le champ.
  4. Toucher l'étudiant (peut être interprété par une personne agitée comme un geste agressif)
  5. Argumenter, lever le ton ou perdre son sang froid
  6. Insister pour que l'étudiant explique ou justifie son comportement.

Si vous avez des inquiétudes au sujet d'une personne, mais ne savez pas quoi lui suggérer, n'hésitez pas à communiquer directement avec le Chef - Counselling et coaching, Geneviève Brabant, au poste 6885

Parents

MESSAGE AUX PARENTS

Beaucoup de gens classent leurs années à l'université parmi les plus belles de leur vie. Il n'en demeure pas moins que l'expérience universitaire comporte parfois des périodes de stress intense et des difficultés imprévues.

En tant que parent, vous désirez que votre enfant jouisse d'un appui solide advenant des moments difficiles.

Les conseillers du Service de counselling et de coaching possèdent l'expertise nécessaire pour offrir un appui émotif et psychologique aux étudiants qui se sentent dépassés par leur situation scolaire ou personnelle, qui ont peine à gérer leur stress ou qui ressentent tout simplement le besoin de se confier à quelqu'un qui prendra le temps de bien les écouter.(Droits des étudiants) Les rencontres sont traitées confidentiellement (Information au sujet de la confidentialité) et se déroulent dans une ambiance calme et sécuritaire. Nos services sont offerts gratuitement et rapidement (un premier rendez-vous d'évaluation aura normalement lieu dans les deux (2) semaines suivant la demande initiale).

Pour toute question à propos des ressources visant à assurer le bien-être de votre enfant pendant son passage à l'université, communiquez avec nous au 613-562-5200 ou à couns@uOttawa.ca.

Si, d'autre part, vous croyez que votre enfant présente un danger imminent pour lui-même ou les autres, veuillez communiquer immédiatement avec le Service de la protection de l'Université au 613-562-5800 poste 5411.

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